Avant de partir, pendant que je suis à l’école Bass, Pluc et Caro vont faire le lavage et imprimer des photos pour envoyer à nos familles afin de leur souhaiter de joyeuses fêtes. Lorsque je reviens de l’école, nous contactons maman et papa et nous déballons les cadeaux qu’ils nous ont envoyés. Carolyne a la chance d’être la première à développer un cadeau, elle a droit à des produits de beauté. Ensuite vient le tour de Bass, Didi lui a acheté quelques choses pour le désennuyer lorsqu’il est seul à l’appartement, un jeu de zombie. Ensuite, Pluc ouvre le sien, il reçoit un collier en acier. Pour terminer, je développe les miens, car oui moi j’ai 2 cadeaux! Le premier est une chaîne et le deuxième un coton ouaté VRAIMENT trop beau et pareil à celui de Caro. Nous prenons un peu de temps pour souhaiter un joyeux Noël à papa et maman sur internet juste avant de préparer nos valises.
Faire les bagages est finalement un peu plus compliqué que nous l’avions prévu, car 15kg n’est pas beaucoup pour quatre personnes. Nous ne savons pas trop quoi emporter et nous sommes tous un peu agressifs et fatigués. Nous n’avons pas le temps de souper avant de quitter et partons à pied vers la station de Métro la plus proche. Nous sortons à la gare Lille Europe, mais nous ne savons pas vraiment où aller pour prendre le bus avec EuroLines. Nous cherchons un peu dans la gare et il fait terriblement froid. Nous demandons des informations à tout le monde, mais personne ne sait c’est à quel endroit. Nous commençons à penser que nous ne réussirons jamais à nous rendre à Bruxelles afin d’y prendre le train. Nous trouvons finalement dehors une petite pancarte grosse comme un STOP qui indique EuroLines Nous supposons que c’est là. Toujours pas habitués au rythme de vie français, nous arrivons 30 minutes en avance puisque sur notre billet il est indiqué que nous devons nous enregistrer 30 minutes avant le départ… Évidemment, c’était faux et nous sommes seuls.
Imaginez-vous donc qu’il n’y a pas de contrôleur pour tamponner nos billets. À 20h50, dix minutes avant le départ, nous dansons déjà tous sur place pour nous réchauffer, car : « il fait frette! On gèle! » Sébastien se plaint déjà que Eurolines « Ça suce » et que nous allons manquer le train à Bruxelles qui doit nous amener à l’aéroport. Il nous rappelle en même temps que Caro et à Pluc sont maudits et malchanceux pour l’année 2010 et, que c’est certain que nous ne réussirons pas à prendre notre vol. Le temps passe peu à peu et à 21h30, soit 30 minutes après l’heure prévue de départ du bus, le froid devient insupportable donc nous traversons la rue pour nous réchauffer un peu dans l’entrée de l’Hôtel le Leeds. Carolyne et moi écoutons un peu les conversations et paniquons un peu quand nous apprenons que les gens avec nous ont attendu le bus 24h à la même date l’année dernière. Nous faisons signe aux gars de venir nous rejoindre et nous laissons trois Belges geler devant le poteau pour attendre l’autobus. Enfin vers 22h, les Belges nous sifflent que le bus arrive. Nous embarquons pour un trajet d’environs 1h30 en direction de Bruxelles. Nous nous cherchons des places dans l’autobus, qui est déjà presque plein, quand nous nous apercevons que tout le monde est assied, sauf Pluc qui est tout seul debout, se cherchant toujours un siège. Comble de malheur, ils ont vendu un billet de trop et Pluc doit s’assoir dans un banc d’appoint juste à côté du conducteur!
La route se déroule quand même bien et nous arrivons à 23h30 à la gare de Bruxelles Nord. Bass nous presse un peu, car il est certain que le dernier train en direction de l’aéroport est à 23h38. Il nous reste donc 8 minutes pour récupérer nos bagages, trouver la gare, trouver la section train, trouver la voie et s’y monter en un morceau. La gare est bondée de personnes louches dont certaines qui s’amusent à uriner dans des escaliers de la gare, bref, la grosse classe. Heureusement, en regardant le tableau, nous réalisons que le dernier train est en fait à 23h58, ce qui nous laisse un peu de temps pour trouver à quel endroit le prendre. Nous trouvons tout ce que nous cherchons et quand nous entrons dans le train, nous nous assoyons par erreur dans une section très chauffée, très confortable et surtout très première classe. Pluc passe les 30 premières minutes à nous répéter sans cesse : « Ohh, ya un contrôleur qui arrive! », car il a peur que celui-ci nous change de section pour la deuxième classe. Finalement, nous ne savons aucunement où sortir et nous comprenons encore moins le nom des sorties, car elles possèdent 22 consonnes par nom. Le contrôleur arrive finalement pour vrai et il est vraiment trop de bonne humeur. Il nous laisse dans la première classe et nous dit qu’il viendra nous avertir quand ce sera notre sortie. Il est 00h30 et nous sommes très fatigués.
Une fois arrivés à notre sortie, vers 01h00 du matin, nous cherchons le bus qui doit en temps normal nous attendre afin de nous amener jusqu’à l’aéroport. Les contrôleurs nous avisent qu’il n’y a plus de navette depuis 22h. Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre un taxi. Le monsieur est très gentil et nous jase ça durant tout le voyage et voudrait aller travailler au Québec. Nous à l’arrière, nous sommes un peu trop occupés à avoir peur de mourir pour l’écouter, car il roule 140km/h, qu’il n’a pas de pneus d’hiver et surtout qu’il neige beaucoup. Caro et moi sommes atteintes d’un genre de rire nerveux dès le moment où nous mettons les pieds dans le taxi, et ce, jusqu’à notre arrivée à l’aéroport. Nous demandons où nous allons pouvoir dormir. Dès que nous passons la porte, notre interrogation n’est plus de savoir à quel endroit nous allons dormir, mais bien entre qui s’installer, car tout le monde dort couché par terre. Les couloirs de l’aéroport sont jonchés de corps endormis sur des piles de bagages. Nous nous cherchons quelque chose pour souper et la seule chose que nous trouvons c’est un sprite et un coke à 5 euros!! Youhhhooo!! Nous nous trouvons un petit coin et nous nous assoyons. Le plancher en pierre est glacial. Impossible d’y dormir sauf pour Caro qui dort partout… INJUSTICE !!!!!
Vers 5h00 du matin, Caro est boubou et agressive, car elle dit qu’elle n’a pas assez dormi (ouin ouin c’est ça). Nous faisons une grosse queue (comme dissent les Français) afin de faire valider nos billets et faire enregistrer nos bagages. En attendant pour passer au détecteur de métal je rencontre Antony Tétreault de l’école d’architecture de Québec, qui lui est à Bruxelles pour l’année. C’est étrange de rencontrer quelqu’un de Québec dans un aéroport perdu au bout du monde. Nous trouvons enfin un endroit pour souper… eeeee déjeuner. Une fois dans l’avion, il fait super froid et nous attendons pendant un bon bout de temps. Nous nous endormons tous les quatre, mais le bruit des moteurs me réveille, il fait super chaud et je suis boubou, car j’aurais préféré rester endormie que d’assister au décollage. Le décollage est tellement étrange que j’ai peur, car nous semblons être perpendiculaires au sol. Je commence à douter de mon choix pour RyanAir, je ne suis toujours pas certaine que nous allons nous rendre à Rome. Nous dormons tout le long du voyage et nous nous réveillons parfois pour voir des montagnes à travers les hublots…
BIIINNG BANNNG BOUMMM PAFFF ! Tout le monde se réveille, et nous sommes couchés sur le dos, frigorifiés à Lille devant la pancarte EuroLines…Sans blague, on est enfin arrivé à Rome après un atterrissage un peu brusque.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire